Quand les Boomers parlent… »jeun’s »

« Je m’en occupe » va s’arrêter le temps des congés et reviendra en pleine forme en Septembre et d’ici-là souhaite de très bonnes vacances à ses lecteurs en les remerciant de leur intérêt. Ce dernier article de la saison …pour s’amuser.

Max (audit chez un « Big Four » ex-Big Five et même Big Six– travaille à la Défense) :

Au jour d’aujourd’hui c’est comme ça : tu  performes :  t’es in, sinon t’es out, ma vieille. Par les temps qui courent, les boites n’ont plus le temps d’attendre. Faut qu’tu sois pro-active.

 Emilie (responsable de la paye chez un fabricant de téléphones portables- travaille à Sénart): Non mais j’hallucine ! Tu crois que j’suis pas au courant ? Toute l’année elle pète le feu et pour une fois qu’elle a zappé un truc, on la traîne devant les tribunaux ?

 Max : Elle a p’têt fait une vraie bêtise …

 Emilie : Non, mais, Monsieur fait le jeun’s et brasse du vent et il faut que tout le monde soit au garde à vous ?

 Max : Tu sais, ça craint dans les boites ; ça rigole plus. Figures-toi que chez nous, on doit nous-mêmes proposer des objectifs « stretch » et plus « challenging » que l’année précédente. Il parait que c’est le must, c’est tendance. Comme chez les Amerlocks.

 Emilie : Non mais, avec moi ça va pas le faire ! Y’a pas de soucis : s’ils veulent du lourd, j’vais leur en donner ! J’trouve ça « fun », même, qu’ils me prennent pour une « has been ». Tu te rends compte : pas de problème, j’les traîne à La Halde direct !

 Max : C’est déroutant ton truc, c’est vrai. Tu m’étonnes avec ta boite. Ils auraient pas pu faire les choses autrement, non ? Fallait que ce soit violent avec la pauv’ Brigitte !

 Emilie : Ecoutes, c’est simple, soit ils lui payent un an et ils se quittent bons amis soit c’est la guerre. Y a pas photo entre les deux solutions. C’est quand même pas pour le fun qu’elle fait ça. Moi aussi je pourrai m’énerver et puis, boum, point barre, ça me saôule, j’me tire. Mais au lieu de ça, il faut faire le beau et le joli de chez joli pour qu’ils acceptent de s’intéresser à toi.

 Max : Ou pas

 Emilie : C’est vrai ça ; ils te laissent dans un état qu’on dirait que t’es à la ramasse, complètement déroutant, tu vois, presque vintage, mort de chez mort, avant de te croiser dans l’ascenseur avec des « Elle est pas belle, la vie ? » pour te jeter le jour d’après.

 Emilie : Oh ! oui, j’le sens bien le vieux schnok avec ses manies. Moi j’te l’dit, ils essayent encore une fois et je leur dis : Basta ! Je ne suis pas la bonne. S’ils veulent le truc qui va bien, ils n’ont qu’à prévoir autrement. Et puis on fait comme d’hab, et si ça marche le feu de Dieu, ils ne pourront qu’être contents. Comme ça, c’est top.

 Max : Bien, j’suis fan. Tu m’étonnes !  Avec tout ce qu’on bosse….ça se sent, quand même.

 Emilie : Ouais, j’crois que c’est ce que j’vais faire. Allez, on marche comme ça, salut, hein, à Lundi.

 Max (dans ses pensées): Oh ! la la ! Elle me sort des plans merguez en ce moment. Ca m’amuse moyen à vrai dire, si elle se calme pas, je vais essayer de lui casser son trip et lui montrer ce que Papa sait faire.  

« Je m’en occupe » est toujours à l’écoute.

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Etes-vous un « épanoui tardif »?

Certains seront surpris par l’expression; d’autres se reconnaîtront immédiatement. Et d’autres encore se diront : si seulement je pouvais  en être un ! Comme beaucoup de gens, j’ai connu la frustration d’un potentiel non-abouti, ou ressenti en moi  quelque chose qui cherche à s’exprimer. Et j’ai un message pour les « épanouis tardifs » : il n’est jamais trop tard !

Qu’est-ce qu’un « épanoui tardif » ?

Quel âge faut-il avoir pour être un « épanoui tardif » ? Il existe une définition toute simple : un « épanoui tardif » est toute personne qui vers le milieu de sa vie – à l’âge moyen- n’a pas complètement exprimé ce qu’il/elle a en lui/elle, fait ce qu’ils doivent faire, fait ce qu’ils ont imaginé pouvoir faire et « ça fait mal ! »

Peut-être vous êtes-vous épanoui tôt dans votre vie, puis grandi et décidé de devenir un citoyen responsable. Et maintenant, cette vieille passion que vous avez mise de côté demande à faire son grand retour.

Peut-être êtes-vous une « personne arc-en-ciel » avec beaucoup de talents et intérêts qui n’a jamais suivi un fil jusqu’au bout et vécu pleinement. Ou qui doit encore faire sa propre synthèse « pour l’offrir au monde ».

Vous avez peut-être formé une famille, gagné votre vie et maintenant vous vous demandez : « et moi, dans tout ça ? » Beaucoup de femmes sont des « épanouies tardives » pour cette raison précise.

Vous avez peut-être passé vingt ou trente ans dans la vie des entreprises et êtes maintenant sorti du système et prêt à faire « votre affaire ». Ou prêt à laisser tomber votre travail et à trouver votre vocation.

Peut-être êtes-vous un « re-épanoui ». Peut-être avez-vous déjà « fleuri » une fois auparavant mais maintenant vous voulez vous réinventer, planter de nouvelles graines, cultiver une fleur entièrement nouvelle.

Vous pourriez être quelqu’un qui pour toutes sortes de raisons, blocages psychologiques, habitudes, circonstances, n’a pas encore produit ce qu’il/elle a en lui/elle. Et peut-être craignez-vous qu’il soit trop tard.

Pourquoi il n’est jamais trop tard ?

Il n’est jamais trop tard ! Oubliez les attentes conventionnelles de la société. Chaque individu a ses propres rythmes et cycles de vie.

Peu importe pourquoi vous ne l’avez pas fait avant. La maturité du temps et la pression pour exprimer se combinent naturellement : le moment c’est « maintenant ».

Le don de l’urgence.

Si vous ressentez l’urgence des années qui passent et qu’il y a quelque chose que vous voulez faire, vous êtes au sommet d’une fantastique opportunité. L’urgence combinée à la clarté vous propulsera vers l’action. C’est le manque d’urgence qui nous permet d’atermoyer par rapport à nos rêves les plus chers car il n’y a pas de date limite.

Lorsque la vie elle-même crée un sens de l’urgence, elle nous réveille et nous pouvons alors prendre des décisions que nous ne pouvions pas prendre auparavant, surtout si nous avons de l’aide et du soutien. Même si vous n’êtes pas sûr de ce que vous voulez, le moment est encore propice pour évoluer vers la découverte de soi, la clarté, l’engagement et l’action.

Les « Boomers qui s’épanouissent ».

La « mi-vie » appartient maintenant aux Baby-Boomers, une génération de rêveurs qui veulent tout et pensent le mériter, qui continuent à définir les décennies à venir. Et les Boomers s’attendent à vivre au moins encore une trentaine d’années. Il y a de la place pour un deuxième acte, et même un troisième. S’il y a un groupe qui doit s’épanouir, se ré-épanouir et continuer à s’épanouir, ce sont bien les Boomers !

Traduit librement d’un article de Tomar Levine, Conseillère en Objectifs, Carrières et Créativité.

« Je m’en occupe » se projette avec vous.

Deux nouvelles technologies utiles pour les Boomers

1. Les réseaux sociaux. Si en France un réseau social comme Facebook a d’abord attiré l’intérêt des jeunes, ce n’est pas le cas aux Etats-Unis où les réseaux sociaux ont massivement séduit les « Boomers ». Les femmes de 55 ans et plus sont le groupe démographique qui se développe le plus rapidement sur Facebook. Elles se connectent en réseau, partagent leurs photos et « twittent » (messagerie Twitter)  même en cherchant à rester en contact permanent avec leurs ami(e)s et aimés.

      Pour les marketeurs qui voudraient un portrait plus nuancé des habitudes « on-line »      des Boomers, quelques tuyaux intéressants ressortent d’une étude américaine conduite l’année dernière.

      – 7% des citoyens seniors de plus de 65 ans, 10% des adultes de 55 à 64 ans et presque 20% des adultes de 45 à 54 ans ont leur « profil » sur un réseau social.

– 9 sur 10, soit 89% des adultes utilisent les réseaux sociaux principalement pour se connecter à leurs amis. Presque 60% de ceux-ci utilisent les réseaux pour faire des plans avec leurs amis.

– 58% des membres de l’association américaine des plus de 50 ans (AARP) se connectent à un réseau quotidiennement ou plusieurs fois par jour, en comparaison à seulement 47% des moins de 20 ans qui s’y connectent.

Presque 20% des utilisateurs de 50 ans ou plus disent aller sur les réseaux quotidiennement ou plusieurs fois par jour pour des jeux pour 22% seulement  des moins de 50 ans.

– 36% des plus de 50 ans disent que leur activisme a augmenté depuis qu’ils ont commencé à participer à des communautés en ligne pour des causes sociales, contre 29% seulement pour les moins de 20 ans.

Les deux tiers des Boomers les plus jeunes consomment des médias sociaux, y compris la lecture de blogs, l’écoute de podcasts, la visualisation de vidéos faites par les utilisateurs, la lecture de forums ou l’étude en-ligne des opinions des clients-lecteurs.

Quelle sera la prochaine étape ? Les experts prédisent que ce sera la « mobilité ». Le Japon est déjà en avance sur les réseaux sociaux mobiles et les Etats-Unis suivront. Des outils mobiles seront utilisés pour nous aider à nous souvenir des gens que nous avons rencontrés, des relations professionnelles et autres. Il ne sera pas rare d’entrer dans une réunion et de voir le résumé et les photos de collègues n’ayant pas pu venir mais qui envoient un « message visuel » : c’est de l’ubiquité.

  1. Les « e-pad » car il y en a plusieurs déjà.

      Deux questions à ruminer à mesure que la technologie lentement mais sûrement réduit la valeur des mots imprimés sur papier :

–          les différents « pads » (i-Pad d’Apple et Kindle d’Amazon) peuvent-ils faire pour les livres ce que l’i-Pod a fait pour la musique ?

–          ces « e-pads » peuvent-ils sauver la presse écrite ?

Les réponses sont importantes pour les Boomers car ils représentent l’un des derniers groupes de consommateurs qui acceptent encore d’acheter et de lire des livres et d’acheter des journaux. Mais ils représentent également un marché émergent. Le Kindle est la tablette électronique d’Amazon et elle existe dans sa deuxième version. Certes l’i-Pad a attiré toute l’attention depuis son lancement. Le Kindle permet l’achat de livres chez Amazon.com et permet de stocker des centaines de titres en même temps, et pourrait lentement changer les habitudes de lecture des plus fervents adeptes du papier, à mesure que les Baby-Boomers se familiarisent avec la technologie disponible sur leurs ordinateurs et leurs téléphones portables.

Ceci pourrait être la salvation pour les éditeurs de tous poils, livres, magazines et journaux, qui, pour la quasi-totalité d’entre eux, n’ont pas encore trouvé de modèle économique en-ligne rentable leur permettant de redevenir ce qu’ils étaient autrefois avec le papier.

Le lectorat et les revenus des journaux continuent à baisser. Les annonceurs traditionnels sur papier – recherche d’aides ménagères diverses, ventes de voitures d’occasion, annonces immobilières – ont quitté la presse pour l’internet, ainsi que les lecteurs.

10 des 25 principaux journaux américains ont annoncé des pertes de lecteurs à deux chiffres au cours des six derniers mois. La publication quotidienne de journaux a diminué de plus de 7% et celles de journaux du dimanche de plus de 5%.

Mais le trafic sur les sites web des journaux a augmenté de plus de 10% au cours de la même période.

Les éditeurs de presse voient les « e-pads » (calepin électronique en Anglais) avec beaucoup d’espoir. C’est un outil portable comme le sont les journaux. La distribution du contenu journalistique est électronique – pas de chauffeurs, ni d’essence, ni d’empreinte carbone.

Les éditeurs factureraient la distribution et la presse ne serait plus entièrement gratuite comme elle l’est aujourd’hui largement sur le web.

La lecture est bien plus facile sur ces écrans que sur les ordinateurs ou les téléphones portables et les lecteurs pourraient bénéficier de mises en page spécifiques qui permettraient de combiner les contenus et la publicité.

Certains groupes sont très portés sur cette nouvelle technologie et sont en train d’y investir des sommes importantes. C’est le cas du groupe Hearst Corp. (« Citizen Kane » au cinéma) ou de USA Today, deux des plus importants groupes de presse américains.

« Je m’en Occupe » vous aide à rester branché.

Pour prendre soin de …nos parents

Je vous entends déjà dire : « Mais qu’est-ce que cela veut dire, de prendre soin de nos parents ? ». Je peux expliquer. Quand nos parents nous ont donné la vie,  ils nous ont élevé et fait de leur mieux pour être « de bons parents » au mieux de leurs possibilités selon leur propre éducation et suivant leur situation une fois devenus adultes.

Le rôle parental qu’ils ont joué a évolué au cours du temps. Au fur et à mesure que nous grandissions, nous n’avions plus besoin de leur dire que nous allions rentrer tard. Nous n’avions plus besoin de demander la permission pour changer de travail, ou pour devenir parents nous-mêmes, ou pour toute autre décision qu’elle soit mineure ou importante dans notre vie. Néanmoins ils sont restés nos parents et nous faisons toujours des efforts pour satisfaire leurs attentes. Nous les récompensions avec le rôle de « grands-parents ».

Pour beaucoup d’entre nous, nos parents ont maintenant vieilli et ont besoin de notre aide. Beaucoup disent : « Nous devenons les parents des parents ». Cependant cette idée n’est pas vraiment pertinente. Nous restons leurs enfants et ils sont toujours les parents – nos rôles n’ont pas changé; c’est la fonction dans le rôle qui a changé. En tant que « Baby Boomers » et « La Génération Sandwich », nous assumons de plus en plus des fonctions de « Soin des parents » (« parentcaring » en Anglais). Voici quelques idées pour aider les enfants de parents vieillissants à gérer efficacement quelques transitions fonctionnelles habituelles.

  1. Laisser tomber vos fantaisies d’enfance sur vos parents. Nous avons tous dit que nous l’avions fait et d’une certaine façon c’est vrai. Cependant c’est difficile pour nous de penser à nos parents en termes de rôles et de fonctions. Certains d’entre nous sont même choqués de découvrir que nos parents peuvent encore avoir des relations intimes. Quelque part, notre vision enfantine de nos parents comme étant surhumains semble perdurer au fur et à mesure que nous vieillissons et mûrissons. Peut-être devez-vous vous rappeler encore et encore que « Mes parents sont humains et ils font toutes les choses humaines que tout le monde fait, ont tous les sentiments humains, et ils ne sont pas invincibles ».
  2. Rappelez-vous que vos parents auront du mal à ne pas tenter d’être à la hauteur de cette image de super humain ». Nos parents aussi auront des difficultés à se laisser voir par nous sous un éclairage humain. Même nous, nous avons des difficultés avec cela vis-à-vis de nos propres enfants. Ils ont essayé de nous donner un bon exemple pendant toutes les années de notre adolescence, comme nous le faisons pour nos enfants. En tant que parents, ce pourrait être difficile de laisser nos enfants nous aider dans quelque chose d’aussi personnel que le « soin des parents à la maison ».
  3. Vous êtes toujours l’enfant de vos parents : Rien ne pourra changer cela, ni l’âge ni la maladie. Personne ni quoi que ce soit ne pourra enlever cela au parent ou à l’enfant. Nous ne pourrons jamais être le parent de nos parents. Cependant, c’est comme cela que nous pouvons le ressentir. Les fonctions à l’égard de nos parents ont changé, tout comme elles ont changé dans tant d’autres domaines de notre vie. Ce sont des fonctions que nous ne pensions jamais avoir à remplir à l’égard de nos parents, comme celles qui sont très personnelles par nature (donner le bain, faire la toilette), ou des fonctions que les parents ont toujours exercées (gérer les finances ou faire du jardinage).
  4. Il se peut que vous deviez intervenir si vos parents faiblissent ou deviennent dépendants. Ceci peut être la chose la plus difficile à faire pour un enfant adulte. En tant qu’adulte responsable il se peut que vous ayez à intervenir et dire « Non ! » à vos parents si leur conduite automobile devient dangereuse par exemple, ou s’ils commencent à ruiner leurs finances, si leur maison présente des dangers, ou s’ils sont frappés de démence. En tant qu’enfant adulte il se peut que vous ayez à exercer de manière durable une mise sous tutelle, de leur retirer la voiture ou des objets dangereux, ou même les faire prendre en charge dans un environnement gardé lorsqu’ils ne peuvent plus vivre seuls en toute sécurité. Ce sont des choses dures que les enfants adultes doivent souvent faire. Vous devez réaliser que c’est une partie de votre fonction en tant qu’enfant adulte.
  5. S’impliquer avec l’un des parents lorsque l’un d’eux s’occupe de l’autre parent : ceci représente un gros défi et provoque des émotions complexes pour l’enfant qui se retrouve « au milieu ». Il se peut que vous hésitiez aussi bien sur le moment que sur la manière d’agir. Le « parent soignant » (« wellspouse » en Anglais), peut souvent vous donner, sans le vouloir, le sentiment que vous êtes inutile ou vous faire sentir que vos efforts ne sont pas les bienvenus. Il est important de savoir que vos visites et votre soutien sont importants mais que la mise en œuvre de vos actions peut s’avérer difficile.

 

Souvent, le « parent soignant » ne veut pas charger l’enfant avec ses problèmes : ceci remonte à l’époque où nous étions enfants et les parents s’occupaient de tous les sujets. Il est même difficile pour la plupart des parents de voir leurs enfants adultes comme étant capables de les  épauler sur certains problèmes familiaux alors que leurs propres parents font parfois encore partie de la famille. Vous devez  communiquer au « parent soignant » que c’est important pour vous, en tant que leur enfant,  de contribuer de manière significative.

Souvent le « parent soignant » passe par des montagnes russes émotionnelles. Le « parent soignant » peut souvent avoir le sentiment d’échouer lorsqu’ils n’y arrive pas tout seul. En tant qu’enfant adulte nous devons aider le « parent soignant ». Nous devons faire en sorte que le « parent soignant » n’ait pas le sentiment d’avoir failli quand il a besoin de demander de l’aide.

Le « parent soignant » a besoin de répit. Une des principales façons d’aider vos parents est de leur procurer des possibilités de répit. Le répit est un des ingrédients les plus vitaux pour un « parent soignant » et pour lui permettre de réussir. En tant que membre proche de la famille,  vous pouvez aider au répit en gardant le parent affecté ou en aidant à trouver une garde. Sortir à dîner le « parent soignant » ou l’aider pour faire les courses est bien plus qu’un simple geste aimable. Inviter les parents pour un beau week-end dans un bel hôtel qui a une bonne carte de restaurant sera un magnifique cadeau plein de sens pour vos parents.

Ouvrez les lignes de communication : nous devons tous travailler activement pour garder ouvertes les lignes de communication avec le « parent soignant ». Assurez-vous que la communication fonctionne dans les deux sens. Cela nous aidera à être sûrs que le « parent soignant » se sentira libre de nous prévenir lorsqu’il aura besoin d’aide ou d’attention.

Les visites : vous ne devez pas sous-estimer l’importance de rendre des visites régulières à vos parents. C’est ironique, mais c’est lors des visites que la plupart des enfants se sentent mal à l’aise. Souvent, nous craignons que notre visite, surtout lorsque nous vivons loin et que notre visite dure plus que quelques heures, fasse peser un poids sur le « parent soignant ». Cela ne signifie pas que vous devez rendre visite à chaque fois. D’essayer de comprendre nos parents, de connaître la maladie qui les affecte et de sentir les montagnes russes à travers lesquelles passe le « parent soignant », peut nous aider à mieux vivre notre visite. Si vous habitez loin et que votre visite doit durer un certain temps, cela peut être utile de rester à l’hôtel ou chez un autre membre de la famille si celui-ci habite à proximité,  pour que vous puissiez passer du temps avec les parents mais néanmoins partir lorsque votre présence se fait pesante. Des appels téléphoniques ont tout à fait la même importance. Ayez en tête de discuter de sujets qui ne soient pas liés  à la maladie de vos parents : partagez avec eux des histoires positives et conversez.

Quand l’aide apportée par « la parent soignant » devient trop lourde : souvent le « parent soignant » ne voit pas sa santé se détériorer et le poids pris par le soin du conjoint. Souvent les enfants le voient avant lui. Vous pouvez vous trouver dans la situation d’avoir à dire au « parent soignant » qu’ils ont fait tout ce qu’ils pouvaient et que le moment est arrivé de permettre une aide extérieure ou à d’autres de reprendre le flambeau de certains des rôles. Rien n’est plus triste que de voir la maladie frapper les deux parents à la fois. Il n’est pas rare de voir la santé du « parent soignant » se dégrader ou même de se dégrader davantage que celle de celui dont il prenait soin. Vous devez préserver la santé du « parent soignant ».

Traduit librement d’un article par Edyth Ann Knox sur Boomerster.com

 « Je m’en occupe » n’élude pas les thèmes délicats.

La sexualité des seniors…quand même!

On n’a pas l’âge de ses artères, mais l’âge de ses désirs (Dr Marc Ganem)

Source : A partir d’un texte du Président de la World Association of Sexology Le Dr Marc Ganem, présenté à Rome – Congrès de l’ESSIR (European Society for Sexual and Impotance Research) – Octobre 2001.
Association pour le Développement de l’Information et de la Recherche sur la Sexualité

Il y a quelques années, la notion de plaisir chez les seniors passait souvent au deuxième plan derrière les préoccupations de santé et le maintien du niveau de vie.
La sexualité des seniors : comment celle-ci va dériver progressivement de l’effusion pulsionnelle vers une tendre complicité.
De plus, le plaisir étant habituellement considéré comme la récompense d’un travail accompli, les aspirations hédonistes des retraités étaient souvent teintées d’une forte culpabilité.

Hors, les seniors d’aujourd’hui sont devenus des consommateurs de loisirs et ont enrichi leur vie intime. La levée de certains tabous, accompagnant les progrès médicaux et sociaux, leur permet de vivre plus librement leur sexualité.
Toutefois, malgré des progrès certains, il faudra probablement encore quelques générations pour que les préjugés s’évanouissent et que l’image d’une vieillesse asexuée disparaisse.
Quels que soient l’âge ou les motivations, les comportements sexuels dépendent d’une multitude de paramètres qui associent, au psychologique et au social, une nécessaire dimension organique.

Le désir sexuel n’a pas d’âge.

Ainsi, une étude américaine portant sur plusieurs milliers de personnes a montré que 55% des femmes et 75% des hommes de plus de 70 ans présentent un intérêt de modéré à fort pour le sexe.

L’enquête ACSF effectuée en France, confirme cette tendance. On a pu ainsi estimer que 86% des hommes et 64% des femmes de 50 à 69 ans cette tranche d’âge ont eu au moins un rapport sexuel au cours du dernier mois et que 23% et 11% en ont eu au moins dix. Pour les personnes vivant en couple, 78% des femmes et 90% des hommes ont déclaré avoir eu un rapport ou plus dans le dernier mois.

Certes, les seniors sont moins actifs dans leur vie amoureuse. Ils ont moins de rapports sexuels et sont dans l’ensemble moins satisfaits de leur sexualité. Ce sont les femmes qui, en fonction de l’âge, présentent l’infléchissement le plus marqué
Ces différences ne doivent pas être attribuées aux seuls effets du vieillissement. Le poids des normes socioculturelles propres à chaque génération joue un rôle déterminant pour justifier ces singularités.

Il existe en effet, en matière de sexualité chez l’homme et la femme, un principe de continuité qui admet que l’activité sexuelle chez le sujet vieillissant, même minorée, soit proportionnelle à ce qu’elle fut dans sa jeunesse. En d’autres termes, si vous étiez « porté sur la chose » dans vos jeunes années, vous serez enclin à conserver un potentiel de séduction et de désir jusqu’à un âge avancé. A l’inverse, si le sexe vous ennuie ou vous fait peur à 30 ans, il serait surprenant que cela change en vieillissant.

Les menaces qui guettent la relation amoureuse.

  • Les carences hormonales qui entraînent des nuisances et créent des conditions physiologiques et psychologiques inappropriées.
  • Des troubles physiques, douleurs, prise de poids, problèmes cardio-vasculaires, fatigue, qui émoussent le désir.
  • Des difficultés d’érection qui font douter et qui déstabilisent l’équilibre du couple.
  • Un mental négatif, nostalgie du passé, peur de vieillir, poids des idées reçues (« ça ne se fait pas ! »), pessimisme, anxiété, dépression qui démobilisent.
  • Des problèmes de couple et une mésentente physique préexistants.
  • Plaidoyer pour un changement de comportement sexuel après 50 ans.

    Dans ses années de jeunesse, l’homme est habituellement l’initiateur des ébats amoureux. Progressivement avec l’âge, le feu pulsionnel perd de son intensité, et le caractère impérieux, quasi réflexe, de sa sexualité va s’amoindrir. Cette évolution est habituellement compensée par l’épouse ou la compagne, qui, si les conditions le permettent, va discrètement prendre des initiatives et entreprendre plus fréquemment son partenaire sexuel. Ces changements de pratiques se produisent le plus souvent spontanément : certaines femmes intuitives comprennent alors qu’il en va ainsi de l’équilibre sexuel de leur couple.

    Avec la maturité, la dimension fantasmatique, pulsionnelle de la libido masculine est moins présente. En revanche, l’homme reste toujours aussi sensible aux stimulations tactiles. Lorsque les caresses proviennent de sa compagne, il éprouvera non seulement du plaisir, mais également la satisfaction de se sentir désiré, à un âge où la crainte des pannes sexuelles lui fait souvent perdre confiance en lui-même.

    L’intérêt sexuel est habituellement largement conservé jusqu’à un âge avancé. Si le désir reste intact, la réponse n’est pas toujours celle souhaitée. La baisse de l’activité sexuelle masculine observée dans toutes les enquêtes est liée en grande partie à la qualité des érections. Il semble que la transmission du message érotique du cerveau vers le pénis s’effectue avec davantage de difficulté.

    Pour maintenir l’entente sexuelle dans le couple, les hommes devront également accepter certaines remises en question.. Si, dans leurs jeunes années, le désir les conduisait à l’amour, la maturité venue, c’est l’amour qui guidera leur désir.
    C’est pourquoi l’attitude des femmes est fondamentale à cette époque de la vie.

    Enfin de nouvelles molécules ont révolutionné le traitement des troubles de l’érection masculine. Leur efficacité et la rareté des effets secondaires indésirables doivent permettrent une nouvelle approche de la sexulaité des séniors.

    Comment réagissent les femmes face à l’impuissance de leur conjoint ?

    Faire face aux troubles de l’érection de leur conjoint est pour beaucoup de femmes une épreuve difficile. Elles réagiront en fonction de leur personnalité et de qualité des relations dans le couple. En étant schématique, on retiendra six typologies dictinctes.

    • Les fautives. : Ayant perdu confiance en elles à la suite de la ménopause, elles se sentent coupables des pannes de leur compagnon, qu’elles attribuent à une baisse de leur pouvoir attractif et de leur capacité à lui donner du plaisir.
    • Les encourageantes. : Elles le rassureront en justifiant ses troubles sexuels par la fatigue, le stress, banaliseront l’événement, voire encourageront la prise de médicaments.
    • Les inquiètes. : Elles s’imaginent que leur conjoint n’a plus d’érection parce qu’il les trompe ou qu’il va les tromper pour tenter de se refaire une virilité.
    • Les blessées. : Elles pensent que les pannes sexuelles sont une agression destinée à les frustrer et à les humilier.
    • Les résignées. : Il y a les résignées volontaires qui acceptent avec un certain soulagement une impuissance qui leur offre l’occasion de se désengager en douceur du « devoir conjugal ».
      Il existe aussi de nombreuses femmes qui, de peur de blesser leur compagnon, et par difficulté à communiquer sur un sujet aussi sensible, se résignent en silence à mettre un terme définitif à leur vie sexuelle.

    C’est pourquoi il faut anticiper sur les troubles de la sexualité avant que d’arriver à l’âge des seniors, afin qu’une information puisse réussir à faire passer un message concernant éventuellement les fausses croyances et la réalité positive d’entretenir une sexualité.

    En effet, les seniors ayant une activité physique soutenue et une sexualité, préservent leurs fonctions intellectuelles dans de meilleures conditions que les sujets sédentaires du même âge. Outre l’amélioration de l’état de santé et notamment du système cardio-respiratoire qui assure l’oxygénation du cerveau, l’exercice pourrait stimuler la synthèse de substances favorables au développement et au maintien des cellules cérébrales, en particulier le NGF (nerve growth factor).

    CONCLUSION

    Notre Occident contemporain, à la différence de nombreuses autres cultures, n’est pas encore bienveillant à l’égard de la vieillesse. La vie humaine y est conçue comme une progression vers un apogée puis un déclin précédant la fin. Pour retarder la chute, il est donc suggéré de rester éternellement jeune. Ce désir d’une société homogène et sans âge aboutit nécessairement à la négation de la vieillesse conçue comme forcément pathologique. « Les vieux doivent rester jeunes ».

    La sexualité des seniors doit s’affirmer comme une entité à part entière dont l’étude scientifique qui commence, révèlera une des clés d’un vieillissement réussi.

    Depuis l’adolescence jusqu’à la cinquantaine, les individus expriment un important conformisme par rapport aux stéréotypes sociaux liés au sexe. Les femmes deviennent de plus en plus féminines et les hommes de plus en plus virils. En revanche, passé cet âge, ils seraient plus introvertis et moins orientés au niveau de leurs représentations sexuelles.

    « Je m’en occupe » aime les vrais sujets de notre génération.

    Réforme des retraites : les 14 engagements du gouvernement

    Eric Woerth, le ministre du Travail et de la Solidarité a transmis le 16 mai dernier aux partis politiques, aux partenaires sociaux et aux organisations syndicales de la Fonction publique le document d’orientation du gouvernement sur la réforme des retraites. En voici les grandes lignes…

    Ce document se nourrit de la première phase de concertation menée depuis le 12 avril dernier avec les partis politiques, les partenaires sociaux et les organisations syndicales de la Fonction publique. Plus concrètement, il énonce les deux objectifs que se fixe le gouvernement dans le cadre de cette réforme :
    – apporter une réponse durable aux difficultés financières de nos régimes de retraite ;
    – conforter notre système de retraite dans ce qu’il a de plus profond : la solidarité. Solidarité entre les générations, grâce au principe de répartition, et solidarité au sein de chaque génération, en préservant les protections que nos régimes de retraite offrent contre les aléas de la vie professionnelle (chômage, maladie, temps partiel subi, interruption de carrière etc.).

    Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement prend, dans le cadre de ce document d’orientation, quatorze engagements.

    Restaurer la confiance dans le système français de retraite
    1- Sauvegarder le système de retraite par répartition
    La répartition restera « le pilier du système français de retraite ». Des mesures seront proposées pour inciter les Français à compléter leur retraite par des dispositifs d’épargne retraite, « mais sans remettre en cause l’équilibre actuel entre la répartition et la capitalisation ».

    2- Assurer le retour à l’équilibre des régimes de retraite à moyen terme
    Réduire le déficit des régimes de retraite ne suffira pas : « il faudra bel et bien garantir qu’ils reviendront à l’équilibre ». Les règles définies par la future réforme des retraites devront ainsi être établies jusqu’à l’horizon 2020 ou 2030.

    3- Ne pas abaisser les pensions des retraités actuels
    « Non seulement les pensions ne baisseront pas en euros, mais […] leur pouvoir d’achat sera toujours garanti » par l’indexation sur les prix des pensions de retraite.

    4- Ne pas abaisser les pensions des retraités de demain
    L’augmentation future des retraites sous l’effet de l’amélioration des carrières (estimée à 20 % d’ici à 2030 dans le rapport du Cor du 14 avril) n’est pas remise en cause.

    5- Améliorer la compréhension et l’information des Français sur leurs retraites
    Le Gouvernement s’engage à améliorer encore la transparence d’un système perçu comme complexe, notamment par la mise en place d’un « point d’étape retraite » à 45 ans et par des mesures visant à simplifier la situation de la plupart des Français qui sont « poly-pensionnés » c’est-à-dire relevant de plusieurs régimes de retraite.

    Répondre à la véritable cause du déséquilibre, la démographie
    6- Ecarter toute solution qui baisserait le niveau de vie ou augmenterait le chômage
    Le Gouvernement exclut toute hausse généralisée des cotisations sociales, qui serait « préjudiciable à l’emploi » et entraînerait une baisse du pouvoir d’achat des salariés.

    7- Répondre à un déséquilibre démographique par des solutions démographiques
    Pour apporter une réponse démographique au problème, « le Gouvernement jouera sur les leviers permettant d’accroître le nombre de cotisants par rapport au nombre de retraités. Ceci suppose d’augmenter la durée d’activité », seule solution qui « ne pénalise ni la croissance, ni l’emploi, ni le niveau de vie des Français ».

    8- Changer les règles de manière progressive
    « L’augmentation de la durée d’activité se fera ainsi au fur et à mesure que les générations, déterminées par leur année de naissance, atteindront l’âge de la retraite ». Les Français qui ont 60 ans et plus, déjà à la retraite ou en passe de l’être, ne seront pas concernés par ces changements.

    9- Tenir compte de la pénibilité du travail
    Le Gouvernement propose de prolonger le dispositif « carrières longues » mis en place en 2003 et de tenir compte de la pénibilité propre à certaines carrières professionnelles.

    10- Mettre fin à la spécificité française en matière d’emploi des seniors
    La France souffre d’un taux d’emploi des salariés entre 55 et 64 ans beaucoup trop bas (57,9 %), par rapport à la moyenne européenne. Pour améliorer ces résultats, le Gouvernement table sur l’allongement de la durée d’activité, mais également sur des évolutions en matière de politique des ressources humaines, de conditions de travail et de déroulement de carrière.

    Renforcer l’équité et la solidarité des régimes de retraite
    11- Adapter les mécanismes de solidarité actuels à la réalité des besoins sociaux
    Nos régimes de retraite compensent un grand nombre d’aléas de carrière : chômage indemnisé ou non indemnisé, maladie, invalidité, maternité, etc. « Le Gouvernement souhaite s’assurer que les règles actuelles permettent de couvrir de manière satisfaisante la réalité des aléas de la vie professionnelle ».

    12- Augmenter les ressources par un effort financier supplémentaire de certains revenus
    Afin de garantir un effort équitable et de conforter « le financement des éléments de solidarité au sein de notre système d’assurance vieillesse », le Gouvernement mettra notamment en place une contribution supplémentaire sur les hauts revenus et les revenus du capital. Pour les particuliers, cette contribution ne donnera pas droit à restitution au titre du bouclier fiscal.

    13- Poursuivre la convergence entre régimes de retraite du public et du privé
    « Conformément au principe d’équité », l’augmentation de la durée d’activité concerne l’ensemble des Français, du public comme du privé. Les règles propres à la Fonction publique font l’objet d’une concertation spécifique avec les organisations syndicales concernées; afin d’étudier celles qui ne seraient plus adaptées.

    Assurer le succès de la réforme dans la durée
    14- Organiser des rencontres périodiques avec les partenaires sociaux
    Le Gouvernement s’engage à organiser des rencontres périodiques avec les partenaires sociaux et à associer le Conseil d’orientation des retraites à ces rendez-vous. « La couverture des engagements futurs, le maintien d’un taux de remplacement satisfaisant pour les assurés et l’amélioration du taux d’emploi des seniors sont trois objectifs qu’il faudrait suivre en priorité », conclut le document d’orientation.

    Source : gouvernement.fr

    Commentaire : au niveau des grands principes on ne peut qu’être d’accord; à partir de là il sera plus que difficile de concilier tous ces objectifs. Le processus de mise en place, l’exposé des faits, les débats, les options disponibles, les choix à faire, les dures décisions à prendre, les explications à donner, le suivi et peut-être les adaptations à faire seront évidemment les aspects les plus intéressants à suivre…

    « Je m’en occupe » est au premier rang des parties prenantes.

    I’m a boomer…et je le prouve!

    Je crois que nous avons tous des obsessions générationnelles et une de celles des Boomers c’est la musique. Nous sommes si attachés aux musiques de nos vingt ans que nous fredonnerons éternellement les chansons qui nous ont marqué à ce moment de notre vie. Généralement nous associons une chanson à un évènement : une fille que nous avons rencontrée dans une soirée, un après-midi sur une plage à regarder les véliplanchistes faire des tours dans l’eau, un film où notre héro de l’époque se surpasse…Ce peut être un concert vu en direct ou le souvenir d’une radio écoutée en boucle. Mais une chose est sûre : nous nous en souviendrons toujours.

    Alors pour faire quelques jaloux, et en m’inclinant humblement devant ceux qui sont allés aux géantissimes  Woodstock (la liste des légendes qui s’y sont produites est à pleurer ; mais j’ai le DVD !) ou l’Ile de Wight (1970, où j’ai raté The Who, Jimmy Hendrix, David Bowie, Bob Dylan et Joan Baez),  je vais lister les groupes de musiques que j’ai vus et raconter quelques anecdotes sur chaque évènement, si je m’en souviens.

    Deep Purple : en Septembre 1969 à l’Albert Hall de Londres, dans un tumulte d’époque qui ne permettait pas encore de penser à leur culte futur.

    Led Zeppelin : comment oublier les inventeurs du hard rock, vus en Octobre 1969 au Lyceum de Londres, à 2 m. devant la scène, pile devant Jimmy Page et Robert Plant.

    Ten Years After : c’était pire encore au Lyceum ce jour-là, tout près d’Alvin Lee, le guitarriste «  le plus rapide du monde » et son célèbre « Coming Home ».

    Canned Heat : dans le même Albert Hall, en 1970 avec l’inoubliable « On the Road again ».

    Renaissance : encore à l’Albert Hall en 1970.

    John Sebastian : ancien des Loving Spoonful, vu à un concert à Londres à Hyde Park en 1971. »I had a dream last night ».

    Pink Floyd : lors d’un immense « gathering » à Hyde Pak à Londres en 1971 ; un matériel sono comme je n’en avais jamais vu ; des kilomètres de hauts parleurs et un son miraculeux.

    Eric Burdon et War : l’ancien leader des Animals et sa voix rocailleuse ont encore fait merveille à Hyde Park en 1971 avec ce groupe mixte où les sons exotiques se mélangeaient au rock.

    The Byrds : l’été en arrivant à à Indianapolis en Juillet 1971 ; ce groupe qui avait été celui de Bob Dylan s’était émancipé et avait trouvé son propre style, inoubliable.

    Chicago Transit Authority : sur le campus d’Indiana University en 1972, avec le fameux « I’m a man ».

    The Temptations : encore sur le campus d’Indiana University avec les pionniers du R&B et « My girl » et « Papa was a Rollin’stone », dans une version sans fin.

    Poco : ces survivants du Buffalo Springfield, à Indiana University, au milieu de la folie contestataire contre la guerre au Vietnam en 1972.

    The Three Degrees : prenant pour modèle The Supremes, à Indiana University en 1972.

    The Doors : fin Mai 1972, de retour à Londres, malheureusement juste après le décès de Jim Morrison, à Londres, au Royal College sur Exhibition Road ; avec Ray Manzarek, le pianiste, comme chanteur.

    Leonard Cohen : en 1972 à Pleyel pour un récital tout en nuances, avec « Susanne » et « The Partisan » dans un silence religieux.

    Chuck Berry : quel régal de voir ce dinosaure à l’Olympia en 1973 faire encore son pas de canard quand il a chanté « Sweet Little Sixteen », « Johnny be good » et » Maybelline ».

    Tom Jones : 1973 en concert à l’Olympia. Ce vieux Tom était encore en pleine forme, comme quand il passait à la télé à Londres dans « Top of the Pops » animé par Jimmy Saville. Quel régal : « It’s not unusual », « Delilah », « What’s New Pussycat ?», « The most beautiful girl in the world », “She’s a lady”, “Green, green grass of home”. A mourir!

    Mungo Jerry : en 1976, à l’hotel PLM à Paris 13e, pour le centenaire de mon école, avec l’inoubliable « In the Summertime ».

    Mort Schumann : au même concert de mon école à l’hotel PLM du 13e à Paris, interprétant ses grands tubes « Allo Papa Tango Charlie », « Le Lac Majeur », « Sorrow « .

    Queen : les monstres sacrés que j’ai vus aussi à Pantin en Avril 1978, avec les inoubliables « We will rock you » et « We are the champions », avec un Freddy Mercury au sommet de sa forme. Jamais je n’avais vu des effets de scène comme ceux-là !

    Supertramp : concert dans les anciennes Halles de Pantin le 29 Novembre 1979 ; présentation de l’album « Breakfast in America » : ce nouveau son extraordinaire, cette voix aigüe de Rick Davies, puis roger Hodgson pour des titres mythiques comme « Goodbye Stranger » et « the logical song ». Du délire ! Le plus beau son depuis les Beatles.

    Rolling Stones : concert à l’hyppodrome de Longchamp en 1982, par un après-midi très froid ; je crois même qu’il y a eu un peu de pluie ; une foule immense, couchée sur la pelouse ; Mick Jagger et Keith Richards déménagent, comme toujours ! « Satisfaction », « Angie », « Mother’s Little Helper », « Jumpin’Jack Flash ». Solide, historique !

    Simon and Garfunkel : 2e concert à Longchamp par une belle journée d’été, quelques semaines après le précédent, en 1982. Tout le répertoire de ces deux troubadours. Quand ils entament « The sounds of Silence » et « Mrs.Robinson », une ambiance religieuse se déploie sur la foule, si nombreuse. C’est beau !

    Earth, Wind and Fire avec le roi du mbalax, le chanteur Sénégalais  Youssou Ndour au Zénith de la Porte de la Villette en 1984, l’année de l’inauguration.

    Tina Turner au Zénith de Paris le 26 Mars en 1984, au sommet de son come-back sans Ike, avec « What’s love got to do with it », « We don’t need another hero », « Private dancer », et sa reprise de « Proud Mary » le tube de Creedence Clearwater Revival.

    Neil Young : vu en concert à Florence au printemps 1987. Toutes les belles balades depuis « Harvest » jusqu’à « The needle and the damage done » en passant par « Heart of gold ».

    Michael Jackson dans le 1er concert au Parc des Princes le 28 Juin en 1988 avec Kim Karnes en première partie.

    Elvis Costello lors de son unique passage à Paris en 1992 à l’Olympia.

    Paul McCartney : à Bercy le 14 Octobre 1993, avec Denny Laine des Moody Blues et Linda Eastwood qui était encore là. 31 chansons dont 16 des Beatles, avec les mêmes voix et Mister Paul en personne devant nous ! « Yesterday », « Michèle », « Another day » et surtout « Hey, Jude ». Immortel !

    Mais aussi plus récemment :

    U2 aux MTV Music Awards le 24 Novembre  1995 au Zénith de Paris

    ainsi que Simply Red, Bon Jovi, The Cranberries, Björk, Nina Hagen et Zucchero lors du méme évènement : une page d’histoire ! un monde !

    Elton John : à Bercy, à deux reprises, la première pour toutes ses chansons douces en 1997 comme « Song for guy » et « Crocodile Rock », puis la 2e pour une musique plus mouvementée en 2003.

    Le groupe Texas et sa formidable chanteuse Sharleen Spiteri au Zénith.

    Celia Cruz, « the queen of salsa », au Blue Note de New York en Mars 2001 peu avant sa disparition en 2003.

    Crosby, Nash & Stills : lors de leur reformation pour une tournée mondiale, au Palais des Congrès en Juin 2005 , au milieu de plein de cheveux gris et leurs fils de 17 ans, je me sentais revivre l’époque de Woodstock.

    Children of Bodom et Marduk à La Locomotive à Pigalle un soir de 2007 à la recherche de mon fils. Quelle changement d’époque! Plus vraiment « Peace and love ».

    Puis la scène musicale française :

    Marlène Dietrich : à l’Espace Cardin le 20 Septembre 1973, quand j’ai remplacé un copain du service d’ordre pour un soir et où j’ai assisté à une bagarre entre le service d’ordre et les photographes qui voulaient photographier la star sans autorisation.

    Johnny Hallyday : à l’Olympia dès 1965 quand il chantait « Noir c’est noir » et « Hey Joe ». Avec Les Charlots en première partie. Puis de nouveau au Parc des Princes pour ses 50 ans en 1993 et encore à l’Olympia en Juillet 2005 quand il est revenu pour faire cette salle mythique et où j’étais au 2e rang, plein centre. Du délire ! Sa voix s’était bonifiée tout au long de ces années. Qu’est-ce que ça va être s’il nous quitte ! J’suis super fan !

    Michel Legrand et ses douces mélodies au Parc des Princes (une erreur de programmation au milieu de musiciens brésiliens sur l’invitation du footballeur Raï)

    Charles Aznavour : à l’Olympia en Janvier 1978 et de nouveau au Palais des Congrès avec Liza Minelli  fin Novembre 1995 pour toutes ses belles chansons de toujours depuis « La Bohême » jusqu’à « Comme ils disent », en passant par « New York, New York ».

    Léo Ferré au Théâtre des Variétés dans une de ses dernières apparitions en 1976 ( ?).

    Salvatore Adamo dans un grand retour à l’Olympia en 2001 où il fait un « carton » en  chantant « C’est ma vie ».

    Nicole Croisille lors d’un de ses passages annuels au Petit Journal de Montparnasse dans les années ‘90.

    Serge Lama dès 1972 à l’Université Dauphine à Paris.

    Eddy Mitchell à 2 reprises, d’abord à l’Olympia lors du concert « country-rock » en Janvier 1994 puis sous un chapiteau à Boulogne Billancourt en 2004

    Claude Nougaro au Petit Journal de Montparnasse en 1995.

    Jean-Piere Cassel au Petit Journal de Montparnasse en avril 1995 dans un spectacle de chant et claquettes.

    Philippe Laville et La Compagnie Créole à l’Opus Café en Mai 1994.

    Le trio français Native et leur voix suaves à cantata au Zénith au début des années 2000.

    Cesaria Evora à l’Olympia en Décembre 1999 avec ses musiques chaloupées qui unissent l’Afrique au Brésil.

    Mais aussi des grands du jazz :

    Ella Fitzgerald au Palais des Congrès dans un de ses derniers tours de chant en 1994, peu avant sa disparition ; un immense privilège !

    Oscar Peterson et son trio au Patio du Méridien à Paris où on entendait voler les mouches.

    Shirley Bassey à Ostende en Belgique lors d’un passage fortuit en 1985.

    Lionel Hampton par 2 fois au Patio du Méridien à Paris, Porte Maillot au début des années ’90.

    Joe Turner, le pauvre, en bien mauvais état, après des années de misère, à La Calavados, un bar de la Rue Pierre Ier de Serbie à Paris dans les années ’70-‘80.

    Dizzy Gillespie, au Patio du Méridien à Paris à la fin des années ‘70.
    Cab Calloway encore au Méridien, à l’époque de la sortie du film « Cotton Club » , années ‘80.

    Muddy Waters, à la fin de sa vie, au Petit Journal Saint Michel, à Paris, fin des années ’80.

    Toots Tillmans et son harmonica au Petit Journal de Montparnasse vers 1990.

    Puis tout une génération de chanteurs Brésiliens et Argentins :

    Vinicius de Moraes, le Dieu de la musique brésilienne, avec Toquinho à la guitarre et la magnifique chanteuse Maria Creuza, à l’Olympia vers 1975.

    Antonio Carlos Jobim, autre Dieu, au Palais des Congrès vers 1975. Qui bien sûr a figé la salle quand il a entamé « Garota d’Ipanema ».

    Jorge Ben aussi à l’Olympia à sa grande époque et « Filho Maravilla » à la même époque.

    Caetano Veloso dans un concert au Jardin des Tuileries en 1992, où sont aussi apparus Gilberto Gil et Joao Bosco en 1999.

    Maria Betania à l’Olympia en 1989.

    Carlinhos Brown et son orchestre de percussions à La Cigale en avril 2000, le plus fort bruit jamais entendu mais le rythme le plus électrifiant de ma vie.

    Baden Powell en petit comité dans ce restaurant Brésilien de la Rue Mabillon « Chez guy » qui a aujourd’hui disparu.

    Chico Buarque et ses douces sambas à l’Olympia en 1994.

    Cuarteto Cedron aux Trottoirs de Buenos Aires, aux Halles, qui a fermé depuis longtemps.

    Susana Rinaldi et ses tangos, qui a en partie financé le lieu, aux mêmes Trottoirs de Buenos Aires en 1988.

    Et enfin, quelques grands concerts classiques :

    Rostropovitch et le Boston Symphony Orchestra à Pleyel en 1986.

    Le Berlin Philharmonique à Pleyel dirigé par Claudio Abbado en 1990.

    Et puis, à la façon de certains, je voudrais dire un mot de quelques uns que je n’ai pas vu :

    Elvis Presley, le plus grand regret de ma vie !  en 1972 lorsqu’il a entamé une tournée de 50 villes américaines après 10 ans d’arrêt ; j’étais à l’université aux US en Indiana et ma mère avait pris 2 places, pour elle et moi car il passait un soir à Indianapolis, mais j’avais un examen d’économie le matin d’après et mes scrupules m’ont empêché d’y aller ; la place a été offerte à une amie !

    Frank Sinatra : au début de 1972 quand il passe à Londres où je terminais le lycée Français et me préparais à passer le bac, mais les places étaient trop chères ! J’y ai pensé ; je voulais y aller, mais je n’ai pas osé casser ma tirelire.

    James Brown quand il est passé à Paris en juin 2006, Procul Harum quand j’avais été sollicité par un ami qui avait des places en Juin 1971, Duke Ellington (mort en 1974) et dont mon père ne cesse de me vanter le fameux « Take the A train », Count Basie (mort en 1984)  et Louis Armstrong (mort en 1971) , et tant d’autres….

    Je n’ai pas vu Piaf, ni Brassens, ni Brel, ni Trenet, ni Montand, ni Claude François, que de regrets… !

    Mais quel magnifique voyage et comme c’était bon de voir « live » tous ces héros de mon époque !

    « Je m’en occupe » c’est générationnel!

    Ce serait mieux que t’arrêtes…de conduire

    Grâce à des styles de vie plus sains, davantage d’exercice physique, une plus grande conscience nutritionnelle et un meilleur suivi médical pour maîtriser ou retarder les effets de l’âge, nous vivons de plus en plus longtemps. Alors qu’on voit de plus en plus de seniors qui font du jogging ou qui jouent au tennis, à quel moment faut-il s’interroger sur la nécessité de s’arrêter de conduire ?

    Je connais plusieurs parents qui ont plus de 80 ans et qui jusqu’à récemment étaient en bonne santé physique et mentale. Et puis soudain ils ont eu des problèmes médicaux. Ils ont démarré des traitements, bien sûr, et tous les espoirs d’une amélioration sont permis. Cependant, certains ont décidé de cesser de conduire leur automobile, juste au cas où. Autrefois très actifs, dans les affaires ou les services, parfois jusqu’à 85 ans passés, ils sont maintenant des « hommes à la maison » qui dorment, mangent, regardent la télévision et attendent que le temps passe. Sans leur mobilité, ils s’ennuient et leur prochaine visite médicale est parfois l’opportunité d’une sortie dans la semaine. J’ai aussi entendu certaines de leurs femmes insister sur leur parfaite maîtrise de la conduite. Cependant, après quelques dangereux parcours en commun où j’ai risqué ma vie jusqu’à l’hypermarché le plus proche en tant qu’accompagnateur, je savais qu’elles feraient mieux d’arrêter la conduite. Elles conduisaient dangereusement près du virage, leur temps de réaction était court et elles rataient quelques panneaux de STOP et brûlaient quelques feux rouges. La conduite de l’une d’entre elles était même si mauvaise que j’ai interdit à mon fils de monter avec elle et sa fille.

    Je n’insinue pas du tout que toutes les personnes qui ont plus de 80 ans doivent se voir retirer leur permis de conduire. Il y a bien des gens de 50 ou 60 ans qui ne méritent pas d’être sur la route non plus, et voici le point que je veux faire passer : il ne s’agit pas vraiment d’âge mais de capacité.

    Quand on prend de l’âge, et ceci quelque soit votre bonne santé, on subit un ralentissement de nos capacités physiques et neurologiques. Des tâches simples de tous les jours, autrefois faciles à exécuter, deviennent fastidieuses et nous découragent. Lentement, notre indépendance se dérobe alors que l’âge avance, laissant la conduite comme une des dernières marges de liberté dont nous disposons. Cela rend difficile l’annonce à un parent qu’il ou elle doit cesser de conduire parce que ses capacités sont affaiblies et qu’ils/elles sont devenus un danger pour eux-mêmes et les autres. S’ils ne le reconnaissent pas eux-mêmes, ils seront non seulement blessés par les critiques, voire les accusations, mais vraisemblablement insultés aussi. Ils seront probablement entraînés dans des conflits, peut-être même des bagarres.

    Voici quelques conseils pour vous aider à évaluer la capacité à conduire d’un parent avant de lui en parler directement.

    Si vous commencez à observer un changement dans l’aptitude à conduire d’un parent comme par exemple une conduite plus lente, un temps de réaction moins bon aux feux et aux panneaux de signalisation, s’ils se montrent plus timides à l’égard d’autres conducteurs, hésitants à prendre l’autoroute, conduisant de manière erratique, alors commencez par leur demander comment ils se sentent dernièrement.

    Soyez à l’écoute de toute plainte inhabituelle comme davantage fatigué que d’habitude, ayant une moins bonne vue, un sentiment léthargique, une ouïe défaillante, etc…Soyez attentif à leur comportement dans la maison. Y a-t-il quelque chose d’anormal ? Serait-ce un cas d’excès de médicaments ? A quand remonte leur dernier « check-up » ? Peut-être que vous pourriez l’accompagner à son prochain rendez-vous médical et poser quelques questions au médecin. Souvent nos parents n’avoueront pas de maux physiques, alors nous devons nous imposer.

    La première chose à faire est d’écarter toute cause médicale pour un changement dans les habitudes de conduite. Si ce n’est pas une raison médicale, ce doit être alors la fureur de l’âge qui ralentit les sens. Pour certains c’est simplement la vue, pour d’autres ce pourrait être l’ouïe, ou tout simplement un ralentissement des temps de réaction, qui ont pour la plupart des solutions simples.

    Proposez de les accompagner au supermarché, ou chez le coiffeur, chez le teinturier ou bien allez voir un film ensemble. Observez vous-même leur habilité à conduire et essayez de détecter des changements ; l’un ou l’autre des parents conduit-il de manière à provoquer un accident, ou pire, qui les mettrait eux-mêmes en danger ?

    Si vous percevez une différence dans leur capacité à conduire, vous devriez alors convoquer une réunion familiale pour discuter de vos observations. Ceci pourrait être difficile si votre famille est éparpillée à travers le pays. Dans ce cas, vous pourriez organiser une conférence-call ou un chat en-ligne.

    Des fratries qui habitent près de chez leurs parents devraient faire leur propre évaluation puis regrouper leurs constatations. Si vous trouvez que l’un ou l’autre de vos parents est devenu un danger sur la route, vous devez développer un plan pour traiter la situation. Chaque famille est différente et ce qui pourrait marcher pour l’une, pourrait ne pas marcher pour l’autre. Vous devez élaborer votre plan spécifique avec ce qui peut être le plus efficace dans votre situation.

    La chose la plus importante à garder en tête est d’être le plus aimable et attentionné possible. Essayez de proposer vos remarques en n’étant pas accusateur. Souvenez-vous : vous êtes en train de leur retirer leur liberté et donc ce ne sera pas facile. Attendez-vous à ce qu’ils soient en colère et qu’ils se rebellent mais ne leur en tenez pas grief. Mettez-vous à leur place. Faites-leur savoir que vous faites ça parce que vous les aimez, que vous voulez les protéger et soyez prêts à les aider de quelque façon que ce soit.

    Vous devez aussi avoir un plan  pour savoir qui ou comment vous traiterez leurs futurs déplacements, visites médicales et aux amis. Ce pourrait devenir très chronophage de devenir leur chauffeur quotidien en plus de vos occupations quotidiennes propres. Mais quelqu’un devra bien les aider alors entendez-vous dans la fratrie sur un calendrier où tous les frères et sœurs, les petits-enfants, d’autres membres de la famille et des amis, travailleront en équipe pour prendre chacun son tour à l’épicerie et chez le médecin.

    Enlever au parent ses privilèges de conducteur est une chose difficile alors envisagez la possibilité d’un échec. La dernière chose qu’un parent vieillissant veut infliger à ses enfants est de dépendre d’eux ou sur qui que ce soit d’autre, surtout s’ils ont toujours été indépendants. Alors avant de partager vos préoccupations avec vos parents, ayez un plan qui sera simple à mettre en place et à suivre, un plan qui n’interfèrera pas trop avec leur routine.

    Assurez-vous de prendre contact avec la famille et les amis pour encourager des visites qui empêcheront vos parents de se sentir seuls ou déprimés. Prévoyez aussi des moments où ils sortiront aussi, peut-être le week-end, pendant quelques heures. Il y a des organisations pour personnes âgées dans toutes les villes qui proposent des activités, des évènements et des services d’accompagnement.

    C’est de notre responsabilité que de nous assurer que, non seulement nos enfants, mais aussi nos parents, utilisent la voiture dans de bonnes conditions de conduite. Prenez-en soin et traitez-les avec la même dignité et le même respect que vous aimeriez que l’on montre à votre égard à leur âge. Ce n’est pas aussi loin que l’on croit.

     Traduit librement de « Road & Travel Magazine »

    « Je m’en Occupe » prend ses responsabilités.

    Les Seniors de la terre.

    Ils ne juraient que par la ville. Aujourd’hui, ils ouvrent des maisons d’hôtes ou investissent dans les produits bio. Retour à la terre pour des seniors qui ne se contentent pas de cultiver leurs roses. Le bonheur serait-il dans le pré?

    Dans ce petit village isolé de la Creuse, où toutes les habitations s’épient et se ressemblent, on repère tout de suite la « maison du safran ». Une banale façade beige devant laquelle est garée une voiture décorée d’un gigantesque sticker de fleurs mauves. C’est celle de Véronique, 40 ans, et de Daniel, 70 ans. Lui est un ancien chef de service en retraite de la fonction publique à Paris. Elle, diplômée en espaces verts, était assistante maternelle au chômage, avec quatre enfants issus d’un premier mariage. « Il y a dix ans, nous voulions quitter la région parisienne pour trouver une meilleure qualité de vie, racontentils, mais pour faire quoi? »

    Un jour, Véronique a le déclic. « Je me suis rappelé mes cours lorsque mon prof de botanique nous avait dit en rigolant que celui qui cultiverait du safran en France toucherait le jackpot! » À 30 000 euros le kilo, la tentation est en effet grande de cultiver l’épice la plus chère du monde. Le couple retape une petite maison dans larégion d’origine de Daniel. Puis ils achètent à un agriculteur en retraite la totalité de ses bulbes de safran. Un investissement de près de 6 000 euros qu’aucune banque n’accepte de cautionner. Tout le monde les prend pour des dingues car ils ne disposent que d’un petit terrain de 1 200 m2. Mais ils s’entêtent. La première fleur de safran éclôt le 23 septembre 2005, suivie par des milliers d’autres. Bonne surprise, le safran de la Font Saint-Blaise s’avère de très loin supérieur en qualité à celui récolté au Maroc ou en Iran.

    Pour Véronique et Daniel, le retour à la terre s’est avéré une mine d’or.

    Pari gagné! Le bouche à oreille fonctionne et les grands chefs se précipitent. « La demande est plus de cent fois supérieure à notre capacité de production, estime Véronique, c’est pourquoi je n’hésite pas à transmettre notre savoir-faire ». Tandis que Daniel élabore les confitures safranées dans le traditionnel chaudron de cuivre, Véronique organise des stages et fait des émules: « plus de 40% des stagiaires que je forme sont des seniors désireux de s’inventer une nouvelle vie à la campagne ». Com me ce médecin urgentiste qui a tout plaqué pour planter son safran sur l’île de Groix, un dentiste, un architecte, un ancien footballeur professionnel et même un gardien de prison qui rêve, lui aussi, d’une évasion champêtre. Des profils différents mais une ambition commune: se lancer dans une nouvelle aventure pour épicer leur (seconde) vie.

    Le retour à la terre, un fantasme

    L’ode aux valeurs de la terre et au bonheur simple est devenue l’image récurrente du fantasme citadin, illustré au cinéma par des films tels que Bienvenue au gîte, Le Bonheur est dans le pré ou encore Une hirondelle a fait le printemps. La ruralité et le retour aux sources sont devenus très tendance. Si le phénomène (100 000 citadins migrent chaque année vers des communes rurales) concerne majoritairement une large tranche d’âge entre 25 et 50 ans, de plus en plus nombreux sont les 50-65 qui tentent l’aventure du retour à la terre. Parmi eux, bien sûr, quelques « babas » d’hier devenus aujourd’hui des « néoruraux ». C’est le cas de Michèle Drappier, 52 ans, une ancienne comptable qui, après un stage chez Véronique, s’est elle aussi lancée dans la culture du safran. « J’ai vécu la mouvance hippie et passé de nombreuses années de bonheur en Asie et aileurs, dit-elle. Et puis l’âge de retrouver mes racines corréziennes est venu. Je me suis associée avec ma nièce qui disposait de terres agricoles pour débuter cette aventure palpitante. Et, au final, nettement plus rentable que l’élevage des chèvres dans le Larzac… »

    Pouvoir d’achat en baisse, chômage des seniors, coût prohibitif des logements dans les grandes villes, rythme de travail épuisant, retraites ou – préretraites – trop inactives sont autant de raisons de s’installer à la campagne. « La crise fait partie de ces éléments déclencheurs de nouvelles vocations néorurales, confirme Frédéric Serrière, expert sur le marché de l’emploi des seniors, mais les baby-boomers qui ont connu le confort et un certain train de vie confessent aujourd’hui que plus que l’argent, c’est le vivre mieux qui prime. »

    Philippe Thomas, cadre de 57 ans, récemment licencié d’une agence de communication parisienne, s’est souvenu que ses ancêtres étaient bretons et qu’il restait quelques ruines de famille à restaurer. Avec l’idée de se préparer une retraite active et rurale, il partage désormais sa vie entre la capitale et son petit lopin de terre. « Au début, raconte-t-il, les gens du coin m’ont pris pour un cinglé. Pourtant, lorsqu’ils m’ont vu en baver, les pieds dans la boue, et débroussailler les champs, ils ont commencé à me prendre au sérieux. Il faut trouver sa place, être diplomate et décrypter les nondits… » Philippe projette de se lancer dans la culture maraîchère bio à petite échelle et d’intégrer une Amap (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) pour vendre ses paniers de légumes aux citadins. Il a déjà acheté une grande serre horticole et un tracteur ancestral qu’il exhibe fièrement à ses visiteurs. Il n’y a pas si longtemps, il collectionnait les gadgets high-tech…

    Mais il semblerait que le fantasme ultime des aspirants au retour à la campagne ne soit pas la culture du safran ou des artichauts bio. La création d’un gîte ou de chambres d’hôtes arrive en tête des activités « rurales » pour citadins reconvertis. Ces vingt dernières années, le nombre de chambres d’hôtes en France est passé de 4 500 à 30 000! Chaque année, environ 2 500 Français créent un gîte rural en transformant leur résidence secondaire en résidence principale. C’est le cas de Michel et Annick Desphieux, jeunes retraités parisiens installés dans un petit village de l’Eure, en Normandie. Pour eux, le déclic s’est fait naturellement. « Une fois nos enfants autonomes, confie Annick, nous avions peur de nous ennuyer. Ancienne prof de commerce et passionnée de cuisine, j’ai toujours aimé le contact. Mon mari, informaticien, s’est reconverti dans la culture du potager. Nous avons sollicité des aides et obtenu des subventions pour transformer des dépendances en chambres d’hôtes. Certes, la rentabilité n’est pas extraordinaire, mais cela nous assure un complément de retraite et nous aide à entretenir cet ancien presbytère. »

    En vingt ans, le nombre de chambres d’hôtes en France est passé de 4 500 à 30 000!

    Tous ces néoruraux, jeunes ou moins jeunes, sont une aubaine pour de nombreux villages et des agglomérations de taille modeste. D’autant que, contrairement aux idées reçues, le Midi n’est pas le secteur le plus recherché (souvent trop cher) mais la Bretagne. Le Limousin tente également de surfer sur la vague. Depuis 2001, un salon est organisé à Limoges sur le thème « Projets en campagne ». Sur la Toile, des sites comme installation-campagne. fr commencent à fleurir. Mais l’herbe est-elle vraiment plus verte ailleurs et pour tous?

    « Notre intégration n’a pas été facile, reconnaît Brice Bertrand, un grand gaillard de 47 ans, employé dans la safranière de Véronique. Les gens du coin nous ignoraient et ma femme a craqué le premier hiver. Elle n’est pas sortie de la maison pendant deux mois. Lorsque l’on n’est pas d’ici, c’est difficile de s’intégrer. » Pourtant, s’ils regrettent encore parfois l’anonymat et le confort de la ville, Brice et sa femme ne reviendraient pour rien au monde en arrière. « Nous avons entrepris une cure de désintoxication de la ville. Ici, malgré les embûches, nous sommes sur le chemin du bonheur… tout en gardant les pieds sur terre. »

    Article publié par L’Express le 16/04/2010

    « Je m’en occupe » vibre pour la nature.

    Et si on reprenait des études…?

    Quels dispositifs de formation pour les salariés « seniors?

     Les décrets de mai 2009 obligent les entreprsies d’au moins 50 salariés à conclure un accord ou à mettre en oeuvre un plan d’actions pour l’emploi des seniors, comprenant un volet formation.

    L’âge n’est pas un « handicap » à l’apprentissage. Simplement, les stratégies d’apprentissage des seniors ne sont pas les mêmes que celles des salariés plus jeunes. Ils ont besoin de s’appuyer sur leur expérience préalable pour apprendre, et peuvent avoir besoin de plus de temps. Ils sont plus facilement déconcentrés par des perturbations telles que le bruit, peuvent avoir des difficultés à réaliser plusieurs tâches simultanément. La diminution de la mémoire de travail amènent des besoins spécifiques en matière de supports pédagogiques. En revanche, il n’y a aucune preuve d’une diminution des capacités verbales, numériques, d’orientations spaciales, de raisonnement inductif…

    La motivation pour se former évolue d’une période de la vie à l’autre. Les motifs d’engagements extrinsèques liés à un projet de développement de carrière s’estompent. Les motifs extrinsèques liés à la crainte de perdre son emploi, les motifs « opératoires personnels ou professionnels », et enfin tous les motifs intrinsèques d’engagement en formation, restent d’actualité.


    Dans une enquête menée par le Conseil Economique et Social de Rercherche du Royaume Uni (ESRC), une part importante de seniors interrogés déclarent qu’ils aiment apprendre « parce que cela leur maintien le cerveau en activité, stimule leur intellect, et leur fait plaisir. Ils déclarent également que cela les « aide à comprendre les changements », et qu’apprendre est « bon pour leur santé » (publié dans le Journal of Europe Industrial Training, 2003, sous le titre « Older people and lifelong learning: Choices and experiences ».

    Ajoutons que l’âge apparaît dans nombre d’études comme un facteur secondaire au regard des différences interpersonnelles, aussi bien pour ce qui concerne les capacités cognitives et les stratégies d’apprentissage que pour ce qui concerne la motivation à se former.

    Des différentes études en la matière, nous pouvons cependant retenir les situations d’apprentissage  qui sont facilitantes pour les seniors, tandis que d’autres sont pénalisantes. L’étude australienne« E-learning for the mature age worker » (déc 2007) fournit une excellente synthèse des recherches, notamment européennes, menées en la matière.

    Les situations d’apprentissage facilitantes pour les salariés seniors

    Réentraîner ses capacités cognitives
    Apprendre à son propre rythme
    Apprendre selon des modalités que l’on a choisi
    Etre rassuré sur la possibilité de transférer les compétences que l’on a acquises précédemment dans les nouvelles situations
    Faire des liens entre l’ancien et le nouveau, avoir la possibilité d’exprimer et de partager ce que l’on ressent par rapport au changement.
    Appuyer son apprentissage sur de nombreux exemples concrets, sur des temps importants alloués à la pratique.
    Obtenir des feed backs réguliers et valorisants sur sa progression (de fréquentes mises en situation, plutôt qu’un quiz final, par exemple).

    Les situations d’apprentissage gênantes pour les seniors

    • Se sentir « en concurrence » avec des jeunes qui apprennent plus vite.
    • Se sentir incompétent dans une situation nouvelle 
    • Se sentir en difficulté sous le regard des autres (lors d’un jeu de rôle par exemple) 

    Quelles conclusions pour la construction de dispositifs de formation intégrant des salariés « seniors »?

    Veiller à la qualité de l’environnement de formation

    Le concepteur de formation devra tenir compte de la diminution de certaines capacités sensorielles: aménager un éclairage de qualité en salle de formation, éviter les polices de textes minuscules, les perturbations auditives…Prévoir également une assise confortable, et des pauses assez fréquentes.

    Procurer du support

    La génération des « baby boomers » (généralement, les personnes nées entre 1945 et 1965) n’a pas forcément été habituée à piloter elle-même son projet de formation. La crainte de devenir incompétent, le manque de confiance en soi en tant qu’apprenant, peuvent représenter de réels freins à l’apprentissage. Aussi, le support, exercé sous une forme appropriée, est il un facteur primordial de réussite dans les apprentissages.
    Il apparaît que les salariés seniors sont particulièrement preneurs de support entre pairs: partage de pratique, temps d’apprentissages informels.
    Bernard Masingue, dans son rapport sur le tutorat, note également le succès de tutorats croisés entre « juniors » et « seniors ».
    Ce support peut porter sur l’objet de l’apprentissage, mais aussi sur la prise en main des supports pédagogiques intégrés au dispositif formation (accompagnement à la prise en main du e-learning, par exemple), ou encore sur le sens donné à cet apprentissage au regard de la représentation que le salarié s’est construit de sa « fin de carrière ».

    Ce support prend bien sùr la forme d’une intervention humaine (« conseiller carrière » interne, tuteur, voir e-tuteur…) mais aussi la forme d’aides en ligne, voir tout simplement de mémos formation commodes d’utilisation en situation de travail. 

    Et les apprentissages en ligne?

    Un a-priori voudrait souvent que les seniors soient plus résistants que les autres aux apprentissages en ligne (modules e-learning, web 2.0…). Rien ne le prouve.  En fait, la formation en ligne rejoint souvent les stratégies d’apprentissage des seniors:

    • elle permet d’apprendre à son rythme
    • elle s’adapte facilement aux pré-acquis du salarié
    • elle autorise les erreurs sans risque d’être gêné par le regard d’autrui
    • elle permet la récurrence, qui vient suppléer l’éventuelle défaillance de la mémorisation
    • les modalités type « Web 2.0 », classe virtuelle, blogs collectifs ou individuels, sont propices à l’échange de pratiques entre pairs que les salariés seniors affectionnent particulièrement.

    Encore faut il, la modalité ne préjugeant jamais du contenu, que les apports se situent au bon niveau et prennent du sens au regard des problèmes concrets que le salarié doit résoudre au travail.

    Pour des salariés en difficulté potentielle devant les aspects techniques de la chose, une pratique commune consiste à organiser les séquences e-learning en un lieu dédié, au sein duquel un formateur peut apporter à la fois guidance dans le suivi du parcours et support technique.

    Comme pour les autres tranches d’âge, ce sont les dispositifs mixtes (« blended »), articulant présentiel – formation terrain et formation en ligne qui permettront le mieux à l’apprenant d’exercer ses stratégies d’apprentissages préférentielles, et de construire de nouvelles compétences. Tout l’art sera de construire le bon « mix » – et ce ne sera pas forcément le même d’un apprenant à l’autre.

    Pas de formations « spéciales seniors »

    Il n’est donc pas nécessaire – ni sans doute souhaitable- de créer des dispositifs « special seniors »! Simplement, de veiller à ce que chacun puisse atteindre les objectifs d’apprentissage selon les modalités qui lui sont le mieux adaptées – si possible, lorsque la population concernée est très hétérogène, en laissant aux individus une latitude de choix dans la composition du « parcours formation ». Encore une fois, le rôle du formateur devient d’accompagner cet agencement, en s’appuyant sur le repérage des stratégies d’apprentissage de chacun.

    Et le plus gros travail qui reste à faire, peut être autant du coté des acteurs de la formation que de la ligne managériale, est de se départir des préjugés répandus sur les seniors pour se mettre véritablement à l’écoute de la personne et de ses besoins.

    Autres institutions internationales de formation pour adultes :

    – France : Arts & Métiers

    – Suède : Study Circles (Folksbildning)

    – Pologne : Jagielonian University Extension

    – Grande Bretagne : Lifelong Learning Programmes, ESOL (English for Speakers of other languages)

    – Ecosse : Community learning and development

    – Italie : Scuole Serale

    – Etats-Unis : Fromm Institute for Lifelong Learning, Osher Lifelong Learning Institutes, Academy of Lifelong Learning (University of Delaware)

    – India : University of the Third Age

    – UNESCO : UIL (Hamburg)

    – Union Européenne : Programme Grundtvig

    – Chine : Forum International de l’apprentissage tout au long de la vie, du 19 au 21 Mai 2010

                    et le 22 et 23 Juillet 2010 dans le cadre de l’Exposition Internationale de Shanghai

    « Je m’en occupe » repousse les limites.

    Largement basé sur l’article de Mathilde Bourdat dans Former | Lien permanent et complété par des recherches sur la formation pour seniors dans Google

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